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21/03/10 : Boulazac déjoue à Bourg envoyé par le 21/03/2010 @ 11:01
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 Les Périgourdins reviennent bredouille de Bourg, après avoir pourtant mené pendant une bonne partie du match
On n'a beau ne compter que sur soi-même, un petit coup de pouce des adversaires est toujours le bienvenu. Mais vendredi soir, ni Limoges, ni Aix-Maurienne, ni Lille, ne sont tombés dans le panneau. En allant chercher de précieux points à l'extérieur, le trio a mis la pression sur la JL. Les Bressans attaquent d'ailleurs la rencontre quelque peu empruntés. Côté boulazacois, Craven n'est pas sur le terrain. Mais en son absence, Aka et Jones-Jennings verrouillent l'accès au panier et empêchent les Bressans de prendre de l'avance.
Pour ajouter à cela, le Bressan Mc Clarck n'est pas dans le coup. Stéphane Dondon prend deux fautes d'entrée et il est aussitôt rappelé sur le banc, remplacé par Koma. Ce visible manque de forme bressanne permet aux joueurs de Boulazac de prendre le large, menant au score à ce moment 2 à 7 (7e), grâce à Aka, Johnson et Gaillou.
Et quand les Bressans tentent un rapproché (6-7, 6e), les Périgourdins commencent à aligner à trois points. Darrigand d'abord, imité ensuite par Johnson (11-15).
De son côté, Fabrice Courcier multiplie les changements. Chathuant remplace Dubiez, puis dans la foulée rappelle Mullins (2e faute) et Mc Clarck. Sylvain Lautié en profite pour lancer Craven.
La bonne surprise de cette première mi-temps côté Bressan, c'est Cheikh Koma. Présent en défense, le pigiste fait sa place dans la raquette, sert ses camardes et score. Charles-Henri Bronchard y va de son trois points mais c'est toujours Boulazac qui fait course en tête.
Boulazac lâche prise Dès la reprise, les locaux parviennent à revenir à égalité (22-22, puis 24-24). Bronchard ne tremble pas au lancer. Mais Craven est redoutable quand il est lancé et Johnson continue de se rappeler au bon souvenir de son ancien club (24-30).
Dans ce début de deuxième quart-temps, le corps arbitral va soulever la colère du public qui a du mal à suivre. Dubiez est sanctionné deux fois en moins d'une minute et la JL compte déjà 13 fautes quand Boulazac n'en totalise que 6. Trop c'est trop. La JL relève la tête et accélère le jeu. L'effet est immédiat... des deux côtés. Alors que les Bressans enquillent les bonnes passes, Boulazac s'énerve et gâche de plus en plus de ballons. Koma, avec un tir à trois points, donne pour la première fois l'avantage aux siens (33-32). A partir de là, Boulazac ne reverra plus la lumière. Les Bressans vont enfoncer le clou dans le dernier quart-temps pour avoir jusqu'à 18 points d'avance.
Assez dans tous les cas pour faire tourner l'effectif et donner aux jeunes l'occasion de participer à la fête, avant de se déplacer à Pau vendredi prochain. Boulazac quant à lui rentre bredouille de son déplacement en pays bressan. Catherine Aulaz |
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20/03/10 : Un nouveau piège à éviter pour la réserve du BBD envoyé par le 20/03/2010 @ 15:29
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  Ils ne sont qu'a quelques enca blures de leurs Graal. Encore quatre matchs, en comptant celui de ce soir, et les réservistes boulazacois seront en Nationale 3.
Du moins s'ils ne tombent pas dans les pièges qui les attendent jusque-là. Car si les réservistes finiront la saison en recevant le dixième (Tursan BC Samadet) puis en allant chez le onzième (Elan Tursan Geaune), ils savent que désormais que ces rencontres, même si ces voisins landais étaient déjà condamnés d'ici là, seront piégeuses.
Car, samedi dernier, à cause d'un gros passage à vide, le BBD a dû avoir recours à la prolongation pour se défaire du huitième, Amou-Bonnegarde-Nassiet. Une sueur froide en guise d'avertissements pour des Périgourdins qui étaient, il est vrai, un peu diminués.
Mais, même au complet, un tel écart risquerait bien de ne pas pardonner ce soir, à 20h30, à l'Agora, face au cinquième, Orthez. Les Béarnais, tranquillement installés en milieu de tableau, joueront libérés. L'an dernier, ils avaient battu la réserve boulazacoise en finale du championnat de Promotion masculine. Mais, cette année, en début de saison, ils avaient été dominés dans leur salle par ce même BBD (76-91). Aux Boulazacois de renouveler cela. Auteur : Lionel DAGÈS |
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20/03/10 : « Une carte à jouer » envoyé par le 20/03/2010 @ 09:59
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  La qualification aux play-offs passe par une performance chez le quatrième, également meilleure défense de Pro B. Mais les Burgiens ont retrouvé des couleurs
«Il y a encore de la place. » Sylvain Lautié, l'entraîneur du Boulazac Basket Dordogne, n'en démord pas. Il en est certain, son équipe peut se qualifier pour les play-offs. Malgré le revers face à Limoges, samedi, et le retard qui s'accumule sur les Lillois. Remarquez, si lui n'y croit pas, personne ne le fera.
D'ailleurs, le technicien ne s'est pas privé, cette semaine, d'évoquer ces phases finales avec sa troupe. « Je leur parle d'une qualification, mais également d'un scénario où on n'y serait pas. C'est la moindre des choses. »
Alors, pour motiver ses joueurs avant ce déplacement délicat, Lautié a choisi de leur gonfler le moral. « Après Limoges, tout le monde a dit qu'on avait fait un gros match. Je dis non. Les gros matches on doit les gagner. Limoges, c'est un grand club de Pro B. Mais nous aussi ! Nous n'avons pas le droit d'être satisfaits d'une défaite. Il faut qu'il y ait une pression, une attente autour de l'équipe. »
Un plan anti-Craven Alors, pour exaucer le coach, demandons aux Boulazacois de l'emporter à Bourg-en-Bresse, ce soir ! « Mais oui, les gens ont le droit de demander un succès de notre part. Nous avons une carte à jouer. » Ce serait un bon moyen de relancer la course à la 8e place. Bon, ce ne sera pas facile, Lautié en convient volontiers.
« C'est une salle chaude, qui peut s'enflammer. Le public est à un mètre du parquet. » Et puis les Burgiens ont un argument massue : leur défense. Avec 71,1 points encaissés en moyenne, ils possèdent la meilleure arrière-garde de Pro B.
Cela tombe bien, Fabrice Courcier, le coach local, a bien potassé son petit BBD illustré, et sait parfaitement que la clé de voûte périgourdine s'appelle Errick Craven.
Bourg est frais « C'est vrai que nous avons des meneurs capables de le couper. Je pense notamment à Bryan Mullins. Boulazac, ça va vite, avec beaucoup de percussion. Mais il y a d'autres dangers, comme Aka qui nous avait fait souffrir à l'aller. »
Sans parler du fait que Craven ne sera pas forcément dans le cinq de départ. Gros défenseur, et dynamiteur offensif, l'Ivoirien accumule trop de fautes en début de partie. Lautié pourrait, comme face à Limoges, lancer Darrigand d'entrée. Courcier résume : « Boulazac est une des meilleures cylindrées du championnat. Ils peuvent jouer les yeux dans les yeux avec toutes les équipes du Top 8. »
Et Bourg-en-Bresse en est un sacré morceau, de ce Top 8, bien calé à la 3e place. Mais comme toutes les équipes, ils ont subi un coup de moins bien ces derniers temps : défaites face à Nantes et Antibes. « Les joueurs étaient fatigués, concède Courcier. Mais nous avons retrouvé un équilibre, et nous restons dans les clous quant à nos objectifs. »
À savoir, conserver une place dans les quatre premières équipes au terme de la saison régulière. « Nous avons quand même trois défaites à la maison. C'est le maximum pour assouvir nos ambitions. »
Pour asseoir leur position, les Burgiens pourront s'appuyer sur leur duo Coleman - Dubiez. Une doublette dont Sylvain Lautié a grand peur. « Ces deux-là peuvent tout mettre à trois points. » L'intérieur (Coleman) fait ainsi partie des meilleurs marqueurs du championnat (lire ci-contre). « Nous allons voir comment l'équipe va réagir, conclut le Boulazacois. Si on joue en équipe... » Rafael DUBOURG |
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15/03/03 : Plus qu'une défaite envoyé par le 15/03/2010 @ 12:41
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 Le BBD a livré samedi l'un des matches les plus accomplis de sa saison. Hélas, ce revers en prolongation le condamne aussi à un quasi sans-faute lors des neuf dernières parties
Regard sombre, Sylvain Lautié file aux vestiaires dès le coup de sifflet final. L'entraîneur sait que les play-offs s'éloignent. (photo a. loth) Les supporters présents au Palio sont passés par tous les états. L'ascenseur émotionnel a fonctionné à plein. Hélas pour ceux de Boulazac, ils ont eu droit à ce que le sport révèle de plus beau et de plus cruel à la fois. Un spectacle magnifique, qui tient à la grande prestation des deux équipes. Mais aussi une défaite amère, qui éloigne un peu plus les Périgourdins des play-offs.
À neuf journées du terme du championnat, les joueurs de Sylvain Lautié comptent désormais deux et trois points de moins que Lille et Nanterre. Mais les Nordistes se sont imposés à deux reprises contre le BBD. Pour atteindre l'objectif, il leur faudra récupérer trois victoires de plus que ces concurrents-là. Délicate mission.
Lille et Nanterre n'ont pas failli
« On a peut-être perdu un peu plus qu'une rencontre de basket ce soir, soufflait Gauthier Darrigand à l'issue de la partie. Il reste neuf matches et on va à Bourg, Pau et Aix. Notre marge de manoeuvre est très serrée. » Un ou plusieurs exploits s'imposent, en espérant une défaillance lilloise. Eux aussi connaîtront une grosse série en fin de parcours. Sait-on jamais...
Pourtant, à 1'24 du terme, les 4 199 spectateurs ont hurlé. De plaisir pour la plupart, de crainte pour la centaine de Limougeauds présents. Rashad Jones-Jennings, bluffant samedi, venait d'intercepter un énième ballon et, après un relais de Craven, l'Américain s'en allait exploser le cercle. Boulazac menait de 5 points (69-64). La victoire leur tendait les bras.
« C'est vrai, mais on n'a pas pu jouer à armes égales, regrettait Lautié, épuisé comme un joueur ayant tout donné. Aaron Cel n'était pas prêt pour ce match et Terrance Johnson s'est ressenti de la cheville. » Si on ajoute Almonte et les sorties prématurées de Darrigand et Gaillou, c'est un cinq entier qui était sur le flanc à la fin de la partie. « On a tourné à une ou deux rotations de moins. À 7 contre 9, avec l'intensité, nos petites erreurs de la fin sont la résultante de ça. »
Dommage, car c'est un grand BBD qui s'est mesuré au CSP samedi. Héroïque en défense, il n'a jamais abdiqué, creusant deux fois l'écart (+ 11 et + 9). Mais l'expérience a fait la différence. Et Boulazac de s'incliner là ou Lille et Nanterre n'ont pas failli récemment. Encore un signe qui assombrit l'horizon des Périgourdins. « Je n'en suis pas là, confiait Lautié en balayant d'un revers de main le mot play-off. J'ai toujours dit qu'il ne fallait pas faire de mauvaise série. Avec deux défaites de suite, c'est presque le cas. Mais tant qu'il y a de la vie... Si on est décroché, il faudra faire l'effort de revenir. »
Onze défaites sur douze
Difficile. D'autant que le revers de samedi met encore en avant les lacunes du BBD face aux formations en lice pour les play-offs (onze défaites pour une victoire). Un argument qui agace quelque peu l'entraîneur local : « Me faites pas ch... avec ça ! Limoges n'est pas une équipe du top 8. C'est du top 2, limite Pro A. » Jusqu'à preuve du contraire, le top 2, c'est dans le top 8...
Mais là où le coach pense avoir manqué le coche, c'est à Évreux, la semaine précédente. « On aurait dû y faire un coup mais on était à bout de souffle. » Désormais, les derniers espoirs sont reportés sur le match de samedi, à Bourg-en-Bresse. Les joueurs de l'Ain trônent sur le podium de la division à l'heure actuelle. Une équipe du top 3 donc... Auteur : Laurent Zègre |
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14/03/10 : Les jambes coupées envoyé par le 14/03/2010 @ 09:53
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 Les Périgourdins ont longtemps tenu le match face à leurs voisins limougeauds. Avant de baisser le pied physiquement dans la prolongation
Boulazac n'aura pas sa revanche. Après la fessée du match aller à Beaublanc (84-45), les Périgourdins se sont inclinés, hier soir dans leur salle du Palio, après une manche retour superbe en terme d'intensité et de suspense. Longtemps, le BBD a tenu Limoges dans sa main. Mais les sorties de Darrigand et Gaillou pour cinq fautes, juste avant la prolongation, ont fini de couper les jambes périgourdines.
Dans le temps supplémentaire, les partenaires d'Andrieux étaient trop essoufflés, à l'image du meneur Craven, pour espérer contrer Braswell et ses copains. Avec la blessure de Johnson (lire par ailleurs), le coach Sylvain Lautié a dû aligner un cinq comprenant trois intérieurs (Hoard, Jones-Jennings et Aka), avec l'impossibilité de faire tourner.
C'est donc la deuxième défaite de suite de Boulazac, après évreux. Mais cette fois, il n'y a pas grand-chose à redire dans la manière. Les Périgourdins ont fait ce qu'il fallait, même si cela n'a pas suffi. Et ce, dès le début du match. Le BBD démarre à fond les ballons. Aka score les quatre premiers points, récolte deux rebonds et s'offre une interception. Boulazac prend cinq points d'avance. De son côté, Limoges bombarde à longue distance. Sans grand discernement : les cinq premières tentatives des noirs échouent.
Jones-Jennings impeccable Mais Limoges a de solides individualités. Aurélien Salmon prend les choses en main, fait le show à trois points (9-11, 6e). Le match est très rythmé, l'entrée de Frédéric Weis à la 8e minute soulève les huées du Palio. Un vrai derby. Si Limoges conserve les commandes de la rencontre, le BBD lui colle aux baskets (19-20, 10e).
La deuxième période repart de plus belle. Limoges creuse un écart (23-27, 13e), puis Gaillou trouve la cible à trois points. Jones-Jennings et Craven écrasent deux dunks, le Palio est debout, Boulazac est toujours là (32-31, 17e).
C'est à ce moment-là que les Périgourdins resserrent leur défense. Cette fois, ce sont bien les locaux qui prennent une petite avance. Craven s'offre même un trois points au bout des 24 secondes. Gaillou l'imite, et voilà le BBD avec sept points d'avance à la pause (44-37).
L'intensité grimpe d'un niveau dans le troisième quart-temps, épique. Tour à tour, Boulazac assoit son avance, voit Limoges revenir avant de reprendre de l'air. Les contres stratosphériques se multiplient, et les locaux se découvrent un nouveau héros. Rashad Jones-Jennings, infernal en défense, opportuniste de l'autre côté du parquet : 29 d'évaluation, 22 points et 11 rebonds. Aka redonne de l'air aux Périgourdins, Darrigand fait lever la salle sur un tir primé.
Mais Limoges, même avec un Braswell en panne, trouve les solutions. Avant les dix dernières minutes, Boulazac ne mène que d'un point (59-58). Jones-Jennings écrase un dunk sur la tête du géant Weis (2,18 m), puis remet ça dans la foulée (69-64). Les Périgourdins donnent tout. Malgré un déchet fantastique aux tirs, le CSP revient encore sous l'impulsion de Mohammed. C'est alors que Darrigand et Gaillou sont expulsés. Sur les rotules, le BBD ne peut empêcher l'égalisation. Craven loupe le tir de la victoire. Boulazac vient de laisser passer sa chance. Rafael Dubourg |
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13/03/10 : Errick Craven donne le tempo envoyé par le 13/03/2010 @ 11:50
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 Face à l'armada du CSP, le BBD pourra compter sur son meneur de jeu
Depuis son arrivée, l'Ivoirien compile 14,64 points et 4,8 passes décisives par match. (photo jean-christophe sounalet) Sylvain Lautié sourit : « Errick est un peu timide en public ». D'ailleurs, son téléphone sonne dans le vide. Mais une fois sur le parquet, c'est la métamorphose. En quelques semaines, Errick Craven (26 ans) est devenu le patron du jeu boulazacois. Des deux côtés du terrain.
Tout ne s'est pas fait facilement. Une fois Terry Williams coupé et Sylvain Lautié recruté, il a fallu redessiner la hiérarchie dans le groupe boulazacois. Craven est le premier meneur, suivent Gauthier Darrigand et Ibrahim Saounera.
Puis il a fallu redonner du rythme au numéro 12. Craven ne jouait qu'une dizaine de minutes par match à Dijon. Au BBD, il doit tenir 40 minutes. Depuis qu'il est en pleine possession de ses moyens, le natif de Carson est inarrêtable. Même s'il n'aime pas ressortir une individualité de son groupe, une fois lancé, Sylvain Lautié devient intarissable sur le MVP de la Pro B.
Pas peur des critiques
« C'est un garçon attachant. Il a une énorme qualité, c'est qu'il est très lucide vis-à-vis de lui-même, de ses performances. Il se remet en question et accepte la critique. » Talentueux et humble : du pain béni pour tout entraîneur.
C'est moins le cas pour ses adversaires. Demandez à Nanterre. Même avec deux doigts strappés et une gastro-entérite, le meneur avait fait tourner la défense francilienne en bourrique.
Meneur d'impact, Craven sait également défendre. Et il le fait bien : 2,93 interceptions par match, soit la deuxième meilleure moyenne de la Pro B. « C'est mon meilleur défenseur. Quand un meneur est capable de monter la défense, le reste suit. C'est un leader offensif à haute performance défensive ». Face à Braswell, il va avoir l'occasion de prouver que les éloges du technicien ne sont pas usurpés.
Pas assez rassembleur
Pourtant, Craven a quelques défauts. Ainsi, sur le parquet, il conserve son côté timide. Un regret pour son coach. « Le meneur, c'est le seul qui a le droit de parler, assène Lautié en préambule. Il s'en sert peu, il l'a fait récemment lors du dernier temps mort face à Clermont. »
Un match serré, tendu. « Depuis que je suis là, nous sommes allés à l'essentiel. Donc nous n'avons pas encore travaillé les systèmes dans ce contexte. Errick a pris la parole pour être bien certain que tout le monde avait compris. » Apparemment oui, car le BBD s'est imposé 68-65.
Hormis ce temps mort, Lautié aimerait que son joueur prenne plus la parole. « Il n'est pas encore assez rassembleur. Il doit communiquer encore plus sur le terrain. Mais ça peut le faire sortir du match. » Pourtant, Craven parle un peu français. Mais, après tout, il n'est pas payé pour ça, mais pour emmener le BBD en play-offs.
Auteur : R. D. |
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