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14/02/12 : pourquoi pas, après tout envoyé par le 14/02/2012 @ 20:56
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  Grand artisan d'une partie d'une intensité proche de la Pro A, le BBD a prouvé dimanche qu'il avait les moyens de conserver son leadership jusqu'au bout.
Oui, Boulazac s'est incliné de justesse dimanche. Un tout petit point qui fait le bonheur du CSP Limoges, complètement relancé dans la course à la première place de Pro B. Une minuscule unité qui ravit les amoureux d'un basket à suspense, puisque l'intérêt de la division en aurait pris un sacré coup en cas de succès du BBD en Haute-Vienne. Désormais, les joueurs de Sylvain Lautié et ceux de Frédéric Sarre se retrouvent sur la même ligne, à l'orée d'un sprint final de treize journées (lire classement ci-dessous).
Si les Périgourdins devancent malgré tout leurs concurrents de quelques orteils, ils ne veulent toujours pas entendre parler d'une éventuelle place de leader lorsque le buzzer final de la saison retentira. « Je reste persuadé que Limoges finira en tête, clame l'entraîneur local. J'avais d'ailleurs dit que je serais leur premier supporter, même si je ne m'attendais vraiment pas à conserver le point-average. »
Lautié supporter du… CSP Une remarque intéressante à décrypter. Le prévoyant Sylvain Lautié avait songé à tous les scénarios, sauf celui-là. Il avait anticipé une victoire à Limoges, qui aurait confortablement installé ses hommes dans un fauteuil molletonné pour leurs fesses musclées. Là, lui et les siens n'auraient pas pu se planquer.
Il avait également songé à une défaite de plus de quatre points, l'écart du match aller. Le CSP aurait repris la tête, laissant le BBD dans l'ombre de la lutte pour la médaille d'argent.
Mais c'est un troisième scénario qui s'est dessiné dans l'enfer d'un palais des sports de Beaublanc qui résonne plus qu'une cathédrale. Limoges a mangé le gâteau, sans dévorer la cerise. Le BBD a conservé un point-average qui pourrait s'avérer précieux en cas d'égalité lors de la 34e levée. D'où l'hésitation dans les propos de Sylvain Lautié. Il sera le « premier supporter de Limoges », mais force est de constater que son équipe reste complètement dans la course pour la montée directe en Pro A.
Le jeu du BBD plus rôdé Évidemment, ce n'est pas l'objectif avoué du club. En octobre, on ne disait rien du côté du Palio. Un mois plus tard, sans défaite au compteur, Jacques Auzou et sa bande ont consenti a lâché le mot « play-offs ». Logique. Légitime. Maintenant que la présence du BBD dans le grand huit final ne fait guère de doutes, le staff parle de top 4. Avec quatre victoires d'avance sur l'actuel cinquième, le discours tient la route.
Mais vu la qualité des prestations offertes par les Périgourdins, notamment lors des deux confrontations contre Limoges, ne doivent-ils pas livrer ouvertement la bataille pour la première place ? Sans doute y songent-ils, tout en se gardant bien de l'annoncer. D'autant que leur dégringolade de la dernière saison avait débuté après la… 21e journée.
Les Limougeauds, malgré une fin de calendrier plus adaptée, ne croient guère à un deuxième camouflet consécutif du BBD. Ils craignent cette équipe de Boulazac, complète et capable d'appliquer la même intensité des deux côtés du parquet. Une formation qui dispose d'une longueur de banc intéressante, d'un effectif qui se connaît par cœur. Surtout, ils se méfient de l'état d'esprit irréprochable des Périgourdins. D'où une joie relative dimanche, pas « totale » dixit Raphaël Desroses. « Chaque joueur s'efface au profit du collectif, constate l'ailier. Ce sont vraiment dix mecs qui sacrifient leurs stats pour un projet commun. »
Son entraîneur Frédéric Sarre ne dit pas mieux, lui qui loue les ressources morales de son escouade, malgré un « manque de liant ». Contrairement à Boulazac, qui possède un plus gros vécu collectif, « qui développe un jeu plus maîtrisé. » De quoi légitimement ambitionner de rester à jamais les premiers. |
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13/02/12 : Ayers était pourtant là envoyé par le 13/02/2012 @ 23:11
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  Insolant d'adresse dans le 4e quart, l'ailier a permis aux siens de recoller. En vain.
Pour les Américains, la pression, c'est dans les pneus. Et certainement pas sur le parquet, où ils ne la ressentent que rarement, à l'instar de Ryan Ayers. L'ailier est un sniper au sang-froid. Celui qui coule dans ses veines ne doit pas excéder la température extérieure du moment. A chaque déflagration, son visage ne s'émeut pas. L'homme est là pour faire le job, pour sanctionner. Et il le fait, point barre.
Hier, alors que le BBD accusait onze longueurs de retard dans le quatrième quart-temps, que la partie semblait perdue pour de bon, Ayers a dégainé son fusil longue-portée, utilisant quatre cartouches. Toutes ont fait mouche. De 8 points à l'entame du money-time, le fils de Randy, coach NBA, a porté son total à 24 unités au buzzer final. Insuffisant pour offrir la victoire aux siens. Mais il s'en est fallu de peu.
16 points dans le 4e quart « Il est sorti du chapeau pour envoyer des shoots de très haut niveau », reconnaissait Frédéric Sarre. L'entraîneur adverse a frissonné autant que son capitaine, Raphaël Desroses : « J'ai bien cru qu'il allait nous punir pour de bon. » Son homologue Thomas Dubiez avait dressé le même constat. « On avait un gros Ryan (sic), qui enquillait sans cesse. Ça les a fait douter. »
Frédéric Sarre ne dira pas le contraire, lui qui était même sensiblement agacé. « On est des gros ballots, soufflait-il après coup. Il fallait toucher le garçon, l'obliger à poser la balle au sol, ne pas le laisser faire un "catch and shoot" en permanence. Il n'y avait qu'un seul joueur à bloquer à ce moment-là, et on ne l'a pas fait. » Sauf à deux secondes du terme, avec remise en jeu pour Kerckhof et le BBD. « Il ne valait mieux pas que la balle arrive à Ayers », rigole Sarre. Car les siens l'auraient peut-être regretté. Au tableau d'affichage, comme dans les vestiaires après la partie, car le technicien n'aurait sans doute pas laissé passer cet ultime affront.
Qui n'aura pas eu lieu, au grand dam du principal intéressé, auteur de 16 des 21 points des siens dans le dernier quart-temps. « Je suis déçu car on pouvait gagner ici. On a signé un retour tardif, mais on était confiant. Moi, j'étais en rythme et mes coéquipiers me passaient la balle. Il fallait simplement garder la tête froide. » Déjà que son sang n'est pas bien chaud, on comprend mieux pourquoi il évoluait en Finlande la saison dernière. Brrr. |
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13/02/12 : Boulazac a sauvé l'essentiel envoyé par le 13/02/2012 @ 23:10
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  Les Périgourdins se sont inclinés de justesse, hier à Beaublanc, mais restent tout de même leader
« Dans ce championnat, cette rencontre était une étape de montagne. Et c'est rare que ça se termine au sprint. » Frédéric Sarre, l'entraîneur du CSP Limoges, n'a pas eu à forcer pour trouver sa métaphore. Son équipe a remporté de justesse le choc entre le leader, le Boulazac Basket Dordogne (BBD), et son poursuivant limougeaud. Et encore, il a fallu une mésentente entre Périgourdins, sur la dernière remise en jeu à deux secondes du buzzer, pour que la salle de Beaublanc n'exulte.
Mais Boulazac n'a pas tout perdu. Vainqueurs de quatre points à l'aller (86-82), les Périgourdins conservent le point average et, du même coup, leur première place au classement. Mais après avoir frôlé la victoire, la déception est bien réelle dans le camp périgourdin.
Un succès hier aurait ouvert un boulevard aux hommes de Sylvain Lautié en vue de la première place, synonyme de montée directe en Pro A. Il faudra patienter.
Boulazac pourra tout de même s'appuyer sur cette rencontre pour son avenir. Le BBD a fait mieux que tenir tête à l'armada du championnat, toujours invaincue dans sa salle. Même dans les moments difficiles, les Boulazacois ont su revenir. Comme dans ce troisième quart-temps, où mauvais choix et shoots ratés s'empilent. Cependant, les Périgourdins peuvent se reposer sur leur ailier américain Ryan Ayers, qui prend feu derrière l'arc de cercle dans la quatrième période.
Un festival à trois points En début de rencontre également, il faut cravacher pour ne pas laisser Limoges prendre un écart conséquent. En choisissant de bloquer la raquette et le massif Massie, Boulazac laisse des espaces aux extérieurs limougeauds. Qui ne s'en privent pas. Dans le sillage de McAlarney, les champions d'Europe 1993 compilent les tirs primés (14-6, 3e). Sans s'affoler, le BBD recolle en alternant le jeu (26-20, 10e).
Le deuxième quart-temps voit la défense visiteuse resserrer encore un peu plus les rangs. Les intérieurs limougeauds sont portés disparus, les paniers rapides s'enchaînent et Dubiez signe un 3/3 à trois points (31-32, 15e). Le CSP s'appuie sur la percussion de Gomis pour rester dans le tempo (41-39 à la mi-temps).
Au retour des vestiaires, le BBD s'embourbe dans des tirs improbables, et des pertes de balle parfois naïves. Cette fois, Boulazac est dans le dur. Ses intérieurs, Adjiwanou et Monroe, prennent leurs troisièmes fautes. Mais Massie est toujours muselé. Malgré tout, le calme règne dans le camp périgourdin. Alors, l'écart ne grimpe pas trop (60-53, 30e).
Et Ayers rentre en piste. De cinq points de retard (65-60, 34e), il redonne un bel avantage aux siens en quelques tirs sentis (71-74, 39e). Le BBD ne peut pas laisser filer la victoire. Mais Boulazac s'offre une dernière erreur : un double rebond offensif de Traoré remet Limoges devant. À deux secondes du terme. Et Boulazac cafouille sa dernière chance. |
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13/02/12 : « De terribles erreurs de naïveté » envoyé par le 13/02/2012 @ 23:09
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  L'entraîneur était fier de ses joueurs, hier, regrettant quelques points offerts trop facilement au CSP.
Comme ses joueurs, il y a cru. Mais ce double rebond offensif et ce panier de Sambou Traoré, l'ancien boulazacois, ont anéanti les espoirs de succès du BBD de Sylvain Lautié. L'entraîneur est amer, forcément, car il sait que son équipe aurait frappé un grand coup en étant la première à s'imposer à Beaublanc cette saison. Il pourra toujours se consoler en se disant qu'elle reste leader grâce au point-average (+4 à l'aller, -1 hier). Après tout, cela semblait inespéré en octobre dernier.
Quel sentiment prime : la déception de la défaite ou la satisfaction d'avoir sauvé le point-average et donc votre place de leader ? Je ne pensais pas que l'on serait dans cette situation ubuesque du point-average sauvé. Je pensais que l'on gagnerait ou que l'on perdrait de beaucoup. Et j'avais anticipé en disant « Allez Limoges » pour la fin de saison, afin de terminer juste derrière eux. Bon, maintenant, la donne est différente. Mais je reste persuadé que Limoges sera devant à la fin de la saison. J'espère que l'on va se suivre. Mais méfions-nous de Châlons, Fos, Lille et toutes ces équipes à l'affût.
Quel était votre plan de jeu pour cette rencontre ? Il y avait deux, trois choses : défendre à trois points, assurer un bon repli défensif et contrôler le rebond offensif pour ne pas leur laisser de deuxième chance car on sait qu'ici, l'ambiance est toujours chaude. Ce qui est terrible, c'est nos erreurs de naïveté sur les remises en jeu puisqu'on a dû prendre 8 points sur ces phases-là.
Un mot sur cette ambiance, rare en Pro B. Ce public est fabuleux ! Il assure que son équipe ne lâche pas. Quand on mène de quatre points à 35 secondes de la fin, le CSP se bat encore. On ne connaît pas encore ça à Boulazac. Mais c'est normal. On n'a pas trente ans de haut niveau comme Limoges. En tout cas, c'était un grand match de basket, très bien arbitré, où l'on a pris énormément de plaisir.
Quand on voit votre prestation, cela ne vous donne pas envie de jouer cette première place à fond ? Non. Il y a deux choses : la première et la deuxième place, puis les play-offs. Il reste encore treize matchs ! Je trouve que les journalistes ont été un peu excessifs. Ce match-là n'était pas une fin en soi, même s'il avait une importance supplémentaire pour Limoges afin de ne pas être décroché. |
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12/02/12 : le BBD entrevoit la lumière envoyé par le 12/02/2012 @ 11:41
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  Avouons-le sans honte, pas grand monde ne saurait situer Boulazac sur une carte. La petite commune de 6 000 habitants frappe pourtant à la porte de l'élite du basket français.
Au-delà des frontières du Périgord, la plupart des gens se demandent bien de quoi il s'agit. Une marque de désherbant ? L'enseigne d'un coiffeur pour chauve ? Non, « Boulazac » est une petite commune de 6 000 habitants, qui jouxte Périgueux. Sa spécialité ? La balle orange. Original au pays du rugby.
Débarqué à l'échelon professionnel en 2005, le Boulazac Basket Dordogne domine cette saison la Pro B, juste devant le CSP Limoges, monument de la discipline à qui il rend visite, à 15 h 45, pour un véritable choc des leaders (lire ci-dessous). Une rencontre qui, en cas de succès, permettrait au BBD de prendre une confortable avance sur son dauphin. De celle qui vous octroie le droit de songer légitimement à l'élite.
Près de 350 partenaires Une hérésie pour une si petite ville, coincée entre des pôles économiques plus puissants tels Bordeaux, Limoges ou Brive ? Pas tant que ça. Car le BBD a les reins solides, avec un budget - le cinquième de Pro B - qui avoisine les deux millions d'euros, dont la moitié provient de partenariats privés. « Environ 350 entreprises soutiennent le club, souligne Pierre Bonneau, ancien pivot reconverti directeur commercial depuis l'arrêt de sa carrière. Si l'on monte, on peut espérer dénicher 300 ou 400 000 euros de plus liés au partenariat privé. »
Encore faudrait-il parvenir à trouver une loge à ces nouveaux investisseurs. Car depuis l'ouverture du Palio à l'automne 2008, elles affichent complet. Le club dispose en effet d'un outil attractif, l'un des plus beaux de l'élite française. L'écrin périgourdin, capable d'accueillir 5 200 places et de se muer en salle de spectacle, enregistre régulièrement les plus fortes affluences de la division. Une habitude tirée des joutes du passé, à l'époque où le club remplissait jusqu'à la gueule l'Agora, son ancienne salle.
Les moyens d'assumer Si tous les voyants semblent au vert, Pierre Bonneau reconnaît volontiers qu'une accession en Pro A représenterait un sacré palier à franchir : « On vit une période de crise. Ce n'est pas parce qu'on monte que de nouvelles entreprises vont sortir de terre. Et celles qui donnent 5 000 euros ne vont pas forcément doubler la mise. On travaillera donc sur ce que l'on sait faire - le quantitatif - en sollicitant le plus de monde possible. » Tout en sachant que des clubs comme Poitiers ou Le Havre survivent plus haut avec moins de moyens.
Ne comptez donc pas sur l'ambitieux Jacques Auzou, président du club et maire communiste de Boulazac, pour ne pas croquer dans la pomme si l'occasion se présente. Plus heureux qu'un vendeur de chaînes pour automobile en cette semaine sibérienne, le sexagénaire confiait il y a quelques jours, devant les caméras de L'Équipe TV : « Aujourd'hui, si le club parvient à monter sportivement, nous aurons les moyens de l'accompagner. »
« Ce serait un boulot considérable, toute une organisation à repenser, de la tête du club aux bénévoles, insiste Pierre Bonneau. Mais si ça veut rigoler à Limoges (sic), il faudra peut-être se réunir pour prévoir cette éventualité afin que ça ne parte pas dans tous les sens au mois de mai. »
L'homme est prudent. Le staff et les joueurs encore plus, malgré le meilleur bilan d'un leader après 20 journées (17 victoires, 3 revers) depuis la saison 2005-2006. Seul Paris-Levallois a réussi pareille performance en 2009, année de sa montée. D'ailleurs, l'équipe en tête lors de la 20e levée a systématiquement accédé à la Pro A en fin d'exercice.
Mais dans un club qui claironne depuis quatre saisons son intention de disputer ses premiers play-offs et n'y parvient jamais, il a été décidé cette année de faire profil bas. À Limoges, avec le statut de leader scotché dans le dos, 5 500 personnes qui vous scrutent et les caméras de France 3 braquées sur vous, cela risque d'être difficile… |
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12/02/12 : Leader, Boulazac ne partira pas favori envoyé par le 12/02/2012 @ 11:41
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  « Être limogé ». L'expression remonte à la Première Guerre mondiale, quand le général Joffre assigna à résidence à Limoges les officiers d'état-major relevés de leurs fonctions au début du conflit.
Question basket, l'endroit porte plutôt bien son nom. Le BBD ne dira pas le contraire, lui qui s'est fait congédier lors de chacun de ses passages à Beaublanc. Le dernier en date, en novembre 2009, reste sans doute le plus marquant. Entraîné à l'époque par Philippe Ruivet, Boulazac avait littéralement valsé en Haute-Vienne (84-45). Une éventualité que n'exclut pas son successeur Sylvain Lautié, aux commandes demain. « C'est tout à fait envisageable de prendre trente points à Limoges, indique le coach. Ils sont favoris, invaincus à domicile et possèdent des joueurs hors normes. » À l'image de Chris Massie, meilleure évaluation de Pro A la saison dernière. Ou encore de Jo Gomis et Aldo Curti, qui foulaient les parquets d'Euroligue il y a peu.
Forté fait feu sur Monroe Collectivement, le BBD n'a pas grand-chose à envier à son rival de voisin, comme le faisait remarquer Guillaume Quintard, entraîneur de Nantes, tombé au Palio la semaine dernière. « Limoges possède sans doute une plus belle équipe et de meilleures individualités, mais Boulazac semble vivre une plus belle aventure. Le groupe est sain, les joueurs bougent sur le terrain, bossent dur, se battent… »
Le meilleur exemple ? Le pivot Darryl Monroe, véritable poison pour l'adversaire avec ses stats de MVP (14,8 pts, 9,4 rebonds et 20,75 d'évaluation en moyenne). Frédéric Forté, président limougeaud, l'a bien compris, allumant les premières mèches sur le site Internet du CSP, où sont répertoriées quelques vidéos litigieuses de l'Américain lors du match aller, qui avait vu la victoire des Boulazacois (86-82).
Pour repasser en tête, le CSP doit s'imposer de plus de 4 points tout à l'heure. Mais la lutte ne serait pas terminée, avec encore treize journées au compteur. De quoi se livrer encore quelques belles parties de manivelles à distance. On en salive déjà. |
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Photos de Christian LACOMBE Boulazac frappe à la porte de l'élite
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